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Manifeste pour le droit à la dignité de la personne en fin de vie

Nous sommes des citoyens attachés à la dignité de l’être humain telle qu’elle est affirmée dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Ne pas présenter la mort choisie comme une solution citoyenne généreuse.

Nos convictions politiques, philosophiques ou religieuses sont aussi variées que représentatives de la diversité d’opinion de notre société. Mais nous sommes convaincus que tout dispositif législatif visant à reconnaitre un droit à une injection létale et/ou à un suicide assisté constituerait un contresens grave faisant courir des risques aux plus vulnérables et aux plus démunis d’entre nous. Notre vigilance est un impératif. Elle commande de ne pas se donner des moyens législatifs qui pourraient être détournés à des fins de pression sur des personnes dépendantes, auxquelles on présenterait la mort choisie comme une solution citoyenne généreuse. De plus, confier aux professionnels de santé la fonction spécifique de pratiquer des injections mortelles, sur les lieux mêmes où ils soignent, s’avère contraire à leurs missions. Une telle position exposerait au risque de légitimer un pouvoir exorbitant : celui de faire mourir. Les médecins y ont sagement renoncé. Aucun motif ne saurait autoriser quiconque à décider qu’une vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Déléguant à des compétences médicales le droit d’une « assistance médicalisée pour mourir », la société se défausserait de ses véritables responsabilités là où sont attendues des actes de sollicitude et de solidarité. Nous considérons en effet que la fin de vie justifie une mobilisation importante de l’ensemble du corps social pour mieux accompagner les personnes en fin de vie et soutenir leurs proches. C’est ainsi que l’on respecte la dignité et les droits des êtres humains fragilisés à l’approche de la mort. Il faut savoir que transposée à la France la législation hollandaise représenterait près 11.000 suicides assistés par an.

Aucun motif ne saurait autoriser quiconque à décider qu’une vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Nous considérons que la France, en se dotant de lois reconnaissant le droit à mourir soulagé et accompagné (loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs) et le droit à mourir sans subir d’obstination déraisonnable (loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie), répond de manière adaptée à de légitimes besoins. C’est notamment le cas pour des personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, ainsi que pour des patients maintenus artificiellement en vie dans des situations parfois provoquées par les avancées des techniques biomédicales. Le législateur a également pris en compte le désir des malades qui ne sont pas en fin de vie et refusent tout traitement, les laissant juges de ce qui leur convient.

La législation la plus avancée au monde mais un dispositif insuffisamment connu

En sauvegardant la dignité des malades et en garantissant des procédures d’arrêt de traitement transparentes et collégiales, la législation française est la plus avancée au monde.  Ouvrir un droit à la mort serait la remettre en cause et constituerait certainement une régression éthique, sociale et médicale.

Bien qu’ayant pour vocation d’inspirer de nombreux autres pays, nous considérons que le dispositif français actuel (notamment la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie), n’est hélas pas suffisamment connu et mis en œuvre en France même. Plutôt que de vouloir légaliser des pratiques euthanasiques, nous affirmons que la priorité et le devoir des décideurs politiques, devraient être de favoriser l’application de la loi en assurant un égal accès de tous les malades qui en éprouvent le besoin aux soins palliatifs, ainsi qu’une meilleure prise en charge spécifique des situations les plus complexes.

20 février 2012

 

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Dignité de la personne en fin de vie

Nous sommes convaincus que tout dispositif législatif visant à reconnaître un droit à une injection létale et/ou à un suicide assisté constituerait un contresens grave faisant courir des risques aux plus vulnérables et aux plus démunis d’entre nous. À ce moment ultime de la fin de vie, ce droit présenté comme une liberté ignore que l’approche de la mort bouleverse souvent les anticipations les plus radicales.

[Extraits du Manifeste pour la Dignité de la personne en fin de vie]
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