<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Plus digne la vie</title>
	<atom:link href="http://plusdignelavie.com/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://plusdignelavie.com</link>
	<description>Le site du collectif Plus digne la vie, défenses et réflexions autour de la dignité de la personne, notamment en situation de handicap et de fin de vie</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Apr 2013 10:38:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Mourir dans la dignité, un souhait partagé par tous</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2386</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2386#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 08:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie De Hennezel</dc:creator>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[accueil]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[risque]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2386</guid>
		<description><![CDATA[<p>Marie De Hennezel</p> <p>Psychologue, psychothérapeute, auteur de « Nous voulons tous mourir dans la dignité » (Robert Laffont)</p> <p>&#160;</p> <p>Dans mon dernier livre « Nous voulons tous mourir dans la dignité » (Robert Laffont), je porte  l’inquiétude de ma génération, celle des hommes et des femmes de plus de soixante cinq ans, souvent très impliqués dans l’accompagnement difficile <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2386">Mourir dans la dignité, un souhait partagé par tous</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Marie De Hennezel</strong></p>
<p><em>Psychologue, psychothérapeute, auteur de « Nous voulons tous mourir dans la dignité » (Robert Laffont)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans mon dernier livre « Nous voulons tous mourir dans la dignité » (Robert Laffont), je porte  l’inquiétude de ma génération, celle des hommes et des femmes de plus de soixante cinq ans, souvent très impliqués dans l’accompagnement difficile de parents très âgés et très vulnérables, et soucieux de la manière dont, eux-mêmes, termineront leur vie, le jour venu. Dans les séminaires que j’anime <a title="" href="#_ftn1">[1]</a>, j’entends leur angoisse et leurs questions, notamment leurs doutes relatifs à une loi qui aurait la prétention d’assurer la dignité d’une vie qui prend fin, en imaginant les moyens d’écourter la vie, plutôt qu’en s’attaquant aux racines de l’indignité.</p>
<p>Dans cet ouvrage j’interpelle la Gauche, porteuse des valeurs de solidarité, et garante des droits de l’homme. A ce titre, il lui incombe de ne pas confondre dignité et autonomie, ou dignité et estime de soi, et de rappeler avec force que toute personne aussi abîmée soit-elle, aussi « inutile » soit-elle au regard de notre société marchande et jeuniste, doit sentir que sa vie est protégée. Que signifie la précipitation avec laquelle on envisage de modifier la loi en vigueur, une loi protectrice des droits des malades en fin de vie, mais qui n’a pas encore été vraiment appliquée ? L’intention affichée d’ouvrir la porte au suicide assisté est perçue comme une menace par ceux qui, vieillissant, et ayant déjà l’impression d’être un fardeau pour la société, se demandent ce que signifie ce choix politique et ce qu’on en fera…</p>
<p>Certes, les  seniors ont peur de mal mourir et refusent d’être dépossédés d’eux-mêmes à la fin de leur vie. S’ils veulent être écoutés au plus près de leur angoisse et de leur désir de ne pas être « prolongé » et de pouvoir glisser dans la mort, ils sont parfaitement conscients des pressions qui pourraient être faites sur eux, si la barrière de l’interdit de tuer est franchie, et si l’Etat organise trop l’assistance médicalisée au suicide. La crête entre la liberté qu’ils souhaîtent et la nécessaire protection qu’ils réclament, dans un monde où les contingences économiques pèseront lourd sur le sentiment d’être ou pas un poids pour les autres, est certes étroite. La nouvelle loi annoncée devra tenir compte de cette double demande : plus d’écoute et de liberté, mais aussi plus de protection.</p>
<p>D<img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 3px;" alt="" src="http://plusdignelavie.com/wp-content/uploads/2011/07/9782221136423.jpg" width="135" height="222" />ans un chapitre intitulé « la solidarité inversée », j’ai montré comment ma génération est consciente du danger qu’elle court, si d’ici vingt ans le regard sur les vieux n’a pas changé, si les pouvoirs publics n’ont pas investi dans des structures d’accueil plus humaines, avec un personnel formé et enfin valorisé. On attendra peut-être d’elle qu’elle soit  solidaire des plus jeunes, en leur laissant la place. Mourir dans la dignité sera peut-être bientôt, mourir avant d’être impotent et de devenir un poids pour ses enfants. Qu’est ce qu’une société où toute une génération – du moins les plus pauvres, ce qui montre à quel point ce sera devenu inégalitaire – se sentirait honteuse, indigne de vivre encore, et pour cette raison demanderait le droit de mourir ?</p>
<p>N’est ce pas le rôle de la Gauche de penser le fond du problème – ce sont les conditions du mourir et de l’accueil des personnes fragilisées par la maladie et le grand âge qu’il faut changer, pas la loi – au lieu de se précipiter sur une solution légale qui risque fort, en fin de compte, de ne pas être digne d’elle ?</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Pour le groupe AUDIENS</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2386</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;euthanasie au centre de la première conférence de l&#8217;Espace de réflexion éthique Midi-Pyrénées</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2382</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2382#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2382</guid>
		<description><![CDATA[<p>Organisée autour de la parution du dernier ouvrage du Pr Emmanuel Hirsch (&#171;&#160;L&#8217;euthanasie par compassion ?&#160;&#187;, éd. Erès), cette conférence se tiendra le lundi 15 avril 2013 à l&#8217;Hôtel-Dieu St-Jacques, à Toulouse.</p> <p>Programme et informations</p> ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Organisée autour de la parution du dernier ouvrage du Pr Emmanuel Hirsch (&laquo;&nbsp;L&rsquo;euthanasie par compassion ?&nbsp;&raquo;, éd. Erès), cette conférence se tiendra le lundi 15 avril 2013 à l&rsquo;Hôtel-Dieu St-Jacques, à Toulouse.</p>
<p><a href="http://plusdignelavie.com/wp-content/uploads/2013/04/Aff-Conf-Hirsch-2vlow.pdf">Programme et informations</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2382</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les personnes en état végétatif chronique : ces éternels oubliés !</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2377</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2377#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 11:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul et Danièle Pierra </dc:creator>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[confiance]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[leonetti]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[principe]]></category>
		<category><![CDATA[risque]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[soins palliatifs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2377</guid>
		<description><![CDATA[<p>Témoignage de Paul et Danièle Pierra </p> <p>&#160;</p> <p>Nous sommes les parents d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversible, à l’âge de 20 ans, suite à une tentative de suicide par pendaison. Il était figé dans une grande rigidité, paralysé à 100 %, inconscient, <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2377">Les personnes en état végétatif chronique : ces éternels oubliés !</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Témoignage de Paul et Danièle Pierra </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes les parents d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversible, à l’âge de 20 ans, suite à une tentative de suicide par pendaison. Il était figé dans une grande rigidité, paralysé à 100 %, inconscient, trachéotomisé et nourri par sonde gastrique. Il s’étouffait chaque jour, depuis le début de son calvaire, dans ses propres glaires, entrainant de récurrentes et éprouvantes régurgitations. Affecté de problèmes pulmonaires persistants à cause de la présence de bactéries multi-résistantes, il était placé très souvent en isolement. Sa position fœtale, ses attitudes viciées et le fait de n’être jamais déplacé, avaient provoqué une plaie atone grave (escarre au 4<sup>ème</sup> degré). Il est décédé en novembre 2006, après notre requête d’application de la loi Leonetti. Ce parcours, semé d’embûches, a duré 18 mois. Les plus hautes instances politiques et médicales de l’époque étaient intervenues pour faire infléchir le corps médical. Le comité d’éthique de Cochin avait donné son aval ainsi que le docteur Régis Aubry (missionné par Jean Leonetti).</p>
<p>Après le retrait de la sonde gastrique, notre fils est mort en 6 jours cauchemardesques, sans aucune sédation, brûlant, cyanosé et faisant des bonds dans son lit, comme électrocuté. Il s’agit, dans notre cas, qui a été médiatisé, d’un « laisser crever », comme l’a écrit le député Jean Leonetti dans son livre <i>À la lumière du crépuscule</i>. Les médecins avaient eu peur d’être accusés d’euthanasie si notre enfant avait été sédaté et surtout si son décès était intervenu trop rapidement.</p>
<p>Notre drame, parfaite illustration d’un fiasco, de bout en bout, se résume en quelques mots : souffrance, incompréhension, injustice, impuissance, effroi, anéantissement, combativité et amour.<strong></strong></p>
<p><strong>Le 8 février 2013, le Conseil national de l&rsquo;Ordre des médecins s&rsquo;est prononcé en faveur d&rsquo;une évolution de la législation sur la fin de vie en France en envisageant pour la première fois le recours à une sédation terminale dans des &laquo;&nbsp;situations exceptionnelles&nbsp;&raquo;.</strong><b> </b>Il évoque exclusivement les cas de personnes lucides qui réitèrent leurs requêtes pour être délivrées en phase terminale de maladies incurables. <strong>Les grands oubliés de toutes ces délibérations sont à nouveau les patients en état végétatif chronique irréversible qui eux, ne pouvant pas s&rsquo;exprimer, ne bénéficieront donc pas d&rsquo;un recours à une sédation terminale, n&rsquo;étant pas estimés en situation exceptionnelle.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les lésions cérébrales sont telles que seule une vie végétative se profile, que faire ? Il n’y a pas de tuyaux à enlever, de machines à débrancher…, on ne peut plus revenir en arrière, seul le corps survit, de façon autonome. Ces calvaires peuvent durer des années et des années. Des médecins formidables, tenaces et débordants d’humanité, comme le professeur Louis Puybasset, essaient de mettre en place des « scores » par des IRM recoupées et autres méthodes et investigations, pour établir des diagnostiques précoces. Ces protocoles permettraient de réagir très vite, en phase de réanimation, pour éviter en quelque sorte, des drames comme celui qu’a vécu notre enfant. À ce jour, cette solution est néanmoins expérimentale.</p>
<p>Dans la notion très prégnante d’obstination déraisonnable qui figure dans la loi Leonetti, chaque médecin peut placer le curseur de la raison où il veut. Les familles ou les personnes de confiance des patients en EVC qui adressent une requête d’application de la loi peuvent se voir opposer un refus, sans que celui-ci soit motivé. Ainsi, la pertinence de l’application de la loi appartient aux seuls médecins, que les personnes aient rédigé ou pas des directives anticipées. Quelques cas médiatisés, dont le nôtre, ont mis en exergue la frilosité de certains médecins qui, par crainte d’être accusés d’euthanasie, si les décès intervenaient trop rapidement, laissent se prolonger d’effroyables agonies. La frontière si ténue entre le licite et l’illicite aboutit à ces terrifiantes aberrations.</p>
<p>La loi Leonetti stipule que la sédation est en place pour soulager la douleur et non pour accéder à la mort, même si elle risque de la hâter. Or, pour ce qui concerne les états végétatifs, cela est faux ! Notre fils n’était pas plus mal, ou aussi mal, 2 jours, 6 mois ou 8 ans auparavant. L’intention était donc bien là, euthanasique. Pourquoi, alors ces agonies longues et douloureuses, quel sens leur accorder ?</p>
<p>Pour sacrifier à l’illusion d’une non euthanasie, on voit émerger une forme de « maltraitance institutionnalisée ». Celle-ci est dénoncée par Philippe Bataille, sociologue, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur du livre <i>À la vie à la mort</i>. Il relate le cas édifiant, entre autres, d’un prématuré non viable auquel on a appliqué la loi Leonetti (laisser mourir de faim et de soif) alors qu’avant, il aurait été aidé à mourir en paix et en toute humanité.</p>
<p>Le principe fondateur de notre société : «  Tu ne tueras point ! », est abusivement et de manière éhontée argué pour fermer la porte à tout débat. La compassion n’est pas « un homicide volontaire » ! C’est l’institution (c&rsquo;est-à-dire l’homme) qui, en décidant que la mort n’est pas autorisée, se substitue à Dieu et condamne à des doubles peines : celle de ne plus pouvoir vivre et celle de ne pas avoir le droit de mourir. La mort s’inscrit légitimement dans la vie, mais cependant, « mourir » devient un droit à revendiquer. Nous pensons, avec toute la force de notre conviction, que la vie ne saurait se résumer à la seule vie biologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous réfutons l’argument souvent entendu autour de nous selon lequel, l’euthanasie est déjà une réalité dans nos hôpitaux, alors, à quoi bon légiférer ! Comment peut-on accorder « force de loi » à la clandestinité, en risquant par ailleurs, des dérapages dans un sens ou dans un autre.</p>
<p>Peut-on croire que l’on fasse preuve de courage personnel, d’héroïsme, ou de vertus chrétienne, avec la souffrance des autres ?</p>
<p>Comment peut-on prôner « une mort naturelle » comme seule issue à « une vie artificielle » ?</p>
<p>Pourquoi opposer aide active à mourir et soins palliatifs ? Ces deux dispositions participent d’une même écoute empathique due à ceux que nous aimons et qui nous quittent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous n’avons abordé que notre drame mais, sommes aussi acquis à une aide active à mourir pour les personnes qui en font la demande, submergées par la douleur, en phase terminale de maladies incurables.</p>
<p>Conscients qu’un tel bouleversement poserait certains problèmes éthiques au corps médical, nous espérons cependant, que loin des clivages politiques, des idéologies et des dogmes, un débat dépassionné s’instaurera qui apportera des réponses concrètes. Légiférer sur un sujet sociétal qui relève tellement de l’intime : « notre propre mort », doit exiger certainement une grande rigueur et beaucoup de courage.</p>
<p>Quoiqu’il en soit et quoi qu’il advienne, sachez que notre « combat » et nos témoignages s’inscrivent dans une promesse faite à notre fils sur son lit de souffrance et de mort : « plus jamais ça !&#8230; »</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2377</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Adieux, mort prochaine&#160;&#187;, une pièce retrace la quotien d&#8217;une jeune femme atteinte d&#8217;un cancer du sein</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2371</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2371#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 12:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2371</guid>
		<description><![CDATA[<p>Fondé sur de nombreux témoignages de malades et de soignants, Adieux, mort prochaine retrace la vie quotidienne de Marie, jeune femme atteinte d’un cancer du sein. Mutilée, rasée, Marie se révolte contre ce corps qui l’a trahie. « Naufragée dans l’eau glacée », elle s’accroche à ce que la tumeur n’a pas détruit. Elle <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2371">&#171;&#160;Adieux, mort prochaine&#160;&#187;, une pièce retrace la quotien d&#8217;une jeune femme atteinte d&#8217;un cancer du sein</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://plusdignelavie.com/wp-content/uploads/2013/03/adieux-mort-prochaine_cover.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2372" alt="adieux-mort-prochaine_cover" src="http://plusdignelavie.com/wp-content/uploads/2013/03/adieux-mort-prochaine_cover-300x226.jpg" width="300" height="226" /></a>Fondé sur de nombreux témoignages de malades et de soignants, Adieux, mort prochaine retrace la vie quotidienne de Marie, jeune femme atteinte d’un cancer du sein.</em><br />
<em>Mutilée, rasée, Marie se révolte contre ce corps qui l’a trahie. « Naufragée dans l’eau glacée », elle s’accroche à ce que la tumeur n’a pas détruit. Elle est encore debout. Et bientôt, peut-être, elle ira mieux…</em></p>
<p>ADIEUX, MORT PROCHAINE<br />
Une pièce écrite et mise en scène par Alain Tronchot.<br />
Avec Marie-Émilie Michel (Marie), Céline Spang (Dr Claire Bazaine) et Lisbeth Wagner (Une autre femme).<br />
Scénographie conçue par Eugénie Vaquier, assistée de Maryline Lateur.</p>
<p>À 20 h 30 au Théâtre du Temps (9, rue du Morvan, 75011 Paris).<br />
Les samedi 9, dimanche 10, mercredi 13, jeudi 14, samedi 16, dimanche 17, jeudi 21, vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 mars.</p>
<p>LOCATION : 01 43 55 10 88.</p>
<p>Tarif : 16 €, 12 € (étudiants, chômeurs, habitants du XIe, seniors, groupes d’au moins 6 personnes), 10 € (soignants) 8 € (moins de<br />
15 ans, personnes handicapées).</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xx68y2_adieux-mort-prochaine_creation">Extrait de la pièce sur Dailymotion</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2371</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La fin de vie des personnes âgées : à propos de la révision de la loi Léonetti</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2368</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2368#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 14:48:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[annonce]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[soins palliatifs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2368</guid>
		<description><![CDATA[<p>La Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG), l’Association Francophone des Droits de l’Homme Âgé (AFDHA) et la Commission Droits et Libertés (CDL) de la Fondation Nationale de Gérontologie (FNG) ont créé un groupe de travail sur la révision de la Loi “Léonetti” du 22 avril 2005 animé par le professeur François Blanchard.</p> <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2368">La fin de vie des personnes âgées : à propos de la révision de la loi Léonetti</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG), l’Association Francophone des Droits de l’Homme Âgé (AFDHA) et la Commission Droits et Libertés (CDL) de la Fondation Nationale de Gérontologie (FNG) ont créé un groupe de travail sur la révision de la Loi “Léonetti” du 22 avril 2005 animé par le professeur François Blanchard.</p>
<p>Ce texte, paru dans la Revue de Gériatrie (Tome 38, N°2 Février 2013)</p>
<p>Il souligne avant tout un accord unanime sur la qualité de la Loi et le souhait qu&rsquo;elle soit valorisée, diffusée et enseignée. Elle représente une avancée et une aide concrète dans l&rsquo;accompagnement terminal des patients âgés. Elle permet de répondre à la grande majorité des situations complexes rencontrées quotidiennement dans les lieux de soins des personnes âgées.<br />
Par ailleurs, le groupe exprime la crainte qu&rsquo;un nouveau texte ne vienne en gêner l’application, soit volontairement par un texte qui remplacerait le précédent, soit involontairement par l’effet d’annonce d’un texte qui répondrait “à ce que la loi n&rsquo;avait pas fait”. Cette dernière position d’une part enverrait comme message aux professionnels et plus largement aux citoyens que la Loi Léonetti est devenue caduque, et d’autre part pourrait entraîner un désengagement sur les soins palliatifs.</p>
<p><a href="http://initiative-ethique.fr/wp-content/uploads/2013/03/Position-SFGG.pdf">Consulter l&rsquo;article (PDF)</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2368</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Suicide : Plaidoyer pour une prévention active</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2364</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2364#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 13:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2364</guid>
		<description><![CDATA[<p>Suicide : plaidoyer pour une prévention active, un Avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par M. Didier Bernus, rapporteur au nom de la section des affaires sociales et de la santé.</p> <p>A travers un retour sur l&#8217;histoire de la prévention du suicide, cet avis détaille six orientation en faveur d&#8217;une prévention active.</p> <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2364">Suicide : Plaidoyer pour une prévention active</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Suicide : plaidoyer pour une prévention active, un Avis du Conseil économique, social et environnemental présenté par M. Didier Bernus, rapporteur au nom de la section des affaires sociales et de la santé.</p>
<p>A travers un retour sur l&rsquo;histoire de la prévention du suicide, cet avis détaille six orientation en faveur d&rsquo;une prévention active.</p>
<p><a href="http://plusdignelavie.com/wp-content/uploads/2013/03/Rapport-CES-2013suicide.pdf">Consulter l&rsquo;avis</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2364</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Fin de vie en cancérologie : un décalage entre les sondages et le quotidien de soignants</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2351</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2351#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 15:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[annonce]]></category>
		<category><![CDATA[confiance]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[leonetti]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[risque]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[soins palliatifs]]></category>
		<category><![CDATA[vulnérabilité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2351</guid>
		<description><![CDATA[<p>Texte rédigé par des professionnels de santé de l’Institut Curie (Paris). Voir liste des signataires en infra</p> <p>Tribune également publiée dans Libération, le 13 mars 2013</p> <p> </p> <p>86 % des Français seraient, selon un sondage,  favorables à une loi légalisant l’euthanasie **. En tant que soignants, nous ne pouvons ignorer ce point de vue, mais <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2351">Fin de vie en cancérologie : un décalage entre les sondages et le quotidien de soignants</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Texte rédigé par des professionnels de santé de l’Institut Curie (Paris). Voir liste des signataires en <i>infra</i></b></p>
<p><em>Tribune également publiée dans Libération, le 13 mars 2013</em></p>
<p><b> </b></p>
<p>86 % des Français seraient, selon un sondage,  favorables à une loi légalisant l’euthanasie **. En tant que soignants, nous ne pouvons ignorer ce point de vue, mais quelle signification lui donner ? Sur le terrain de notre quotidien à l’hôpital, nous sommes très rarement confrontés à ce type de demande  qui persisterait dans le temps. Comment donc peut-on expliquer un tel décalage entre l’expression du grand public  et celle des patients ? Ce sondage ne reflète-t-il pas avant tout la crainte légitime de mal mourir ? Certains ont-ils été témoins de fins de vie inadmissibles qui les encouragent à programmer leur propre mort ?   Mais comment ne pas entendre aussi une certaine perte de confiance envers nous, les « soignants », et la crainte  de ne pas être bien pris en charge, écoutés, entendus et soulagés jusqu’au bout de la vie ?</p>
<p>Dans de rares cas, des patients en fin de vie présentent des symptômes physiques « réfractaires » à nos traitements. Selon la loi, les médecins peuvent alors proposer des traitements provoquant une sédation*** afin de soulager le patient physiquement et psychiquement, quitte à accélérer la survenue du décès. Ces décisions sont prises en concertation avec le patient, ses proches et les équipes soignantes. La sédation ne doit être ni banalisée, ni sous-utilisée. Son but est de soulager et non de faire mourir, une différence d’intention majeure pour le patient,  les proches, et pour nous aussi, soignants.</p>
<p>La loi Leonetti réaffirme aussi le droit du patient à refuser des traitements qu’il considère comme relevant de l’acharnement thérapeutique. Mais les médecins sont souvent confrontés à une situation contraire : des malades demandent la poursuite de traitements anticancéreux  alors même que l’équipe médicale envisageait leur interruption. La demande de vérité, forte chez les bien-portants ou les patients dont la maladie est peu évoluée, se transforme en fin de vie en une demande d’espoir et de traitements parfois déraisonnables. La réponse à ces demandes n’est pas facile car une annonce brutale de pronostic grave ou d’arrêt de chimiothérapie peut provoquer une sidération psychique, une détresse morale et    favoriser une demande de mort anticipée.</p>
<p>Les demandes d’euthanasie sont finalement rares et souvent transitoires. Beaucoup émanent des familles et non des patients directement.  D’autres correspondent à une période de détresse en rapport avec un symptôme plus difficile à tolérer et qui doit être traité. Les exemples sont nombreux de patients qui font une demande de ce type dans un moment de découragement ou de désespoir, puis reconnaissent a posteriori que si nous avions accédé à leur demande, ils n’auraient pu mener à bien certains projets personnels importants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><b>Les risques d’une légalisation de l’euthanasie</b></h2>
<p>Au nom de l’autonomie du patient, quelques soignants envisageraient une modification de la loi afin d’aider les malades à mettre fin à leurs jours  de manière anticipée. Cependant, la plupart mettent en garde contre le risque prévisible de  dérives. Quel message sera alors reçu par les plus fragiles, rendus « euthanasiables » ? « ai-je encore ma place dans la société ? », « Dois-je demander la mort pour soulager ma famille ? ». Et quel traumatisme persistant chez les proches et les soignants qui ferait suite à la réalisation d’un tel geste ? L’accroissement du pouvoir médical ne conduirait-il pas à une déshumanisation de la médecine qui ne saurait quoi faire de ce pouvoir de tuer ?</p>
<p>Ainsi la légalisation du pouvoir d’euthanasier fragiliserait le lien thérapeutique soignant-soigné, jusqu’à le rompre. Le patient  oserait  il faire confiance aux soignants si ceux ci sont à même de lui rappeler la possibilité d’en finir plus vite ? La loi « sur la fin de vie » existe, c’est la loi Leonetti : elle permet d’aller loin dans le respect de l’autonomie, dans l’accompagnement, le soulagement, et parfois la sédation*. Elle constitue un cadre   fondamental  et un garant de sérénité de tous. Elle nous est enviée par de nombreux pays européens. Elle est probablement insuffisamment connue des soignants, mais aussi des citoyens.</p>
<p>Dans son rapport remis le 18 décembre au président de la république, le Pr Sicard a posé des conclusions qui correspondent le plus souvent à notre expérience de terrain : inégalité d’accès aux soins palliatifs, mauvaise connaissance de la loi actuelle, utopie à résoudre par une loi la grande complexité des situations de fin de vie. Le rapport souligne aussi le danger de dérives graves &#8211; vécues par d’autres pays- à autoriser l’euthanasie (avec cependant une ouverture sur une réflexion concernant le suicide assisté).</p>
<p>Dans cet esprit, nous groupe de soignants de l’Institut Curie, défendons les valeurs d’une médecine à la fois compétente et humaniste. Pour nous,  la prise en charge palliative centrée sur les attentes du patient – quelle que soit la vulnérabilité psychique ou physique que la maladie lui impose – est le meilleur garant du respect de sa dignité.</p>
<p>Nous voulons pour le malade en fin de vie, l’accès à des soins exigeants et de qualité. Nous pratiquons une médecine qui n’est pas toute puissante, qui connaît ses faiblesses et ses limites, et ne peut satisfaire toute demande. Nous voulons avant tout maintenir jusqu’au bout le lien de confiance.</p>
<p>** Sondage Ifop septembre 2012</p>
<p>*** Sédation : perte de conscience, endormissement</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: left;">Signataires</h2>
<table width="375" border="1">
<tbody>
<tr>
<th>
<p style="text-align: left;">Dr Isabelle Aerts</p>
<p style="text-align: left;">Dr Séverine Alran</p>
<p style="text-align: left;">Francisco Arbonés-Heredia, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Lucille Aubert, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Pr Pierre Bey</p>
<p style="text-align: left;">Jean-Christophe Biffaud, kinésithérapeute</p>
<p style="text-align: left;">Dr Carole Bouleuc</p>
<p style="text-align: left;">Dr Franck Bourdeaut</p>
<p style="text-align: left;">Dr Laurence Bozec</p>
<p style="text-align: left;">Dr Alexis Burnod</p>
<p style="text-align: left;">Dr Etienne Brain</p>
<p style="text-align: left;">Pauline Bruneton, AS</p>
<p style="text-align: left;">Dr Wulfran Cacheux</p>
<p style="text-align: left;">Dr François Campana</p>
<p style="text-align: left;">Sylvie Carrie, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Chafia Chassaing, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Anne Chillès</p>
<p style="text-align: left;">Dr Laure Copel</p>
<p style="text-align: left;">Dr Jean Danis</p>
<p style="text-align: left;">Florence Deguerry, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Anne de la Rochefordiere</p>
<p style="text-align: left;">Flore Desgrees du Lou, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Benedicte D&rsquo;hendecourt, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Véronique Dièras</p>
<p style="text-align: left;">Dr Janine Dumont</p>
<p style="text-align: left;">Dr Marie-Christine Escande</p>
<p style="text-align: left;">Dr Marc Estève</p>
<p style="text-align: left;">Audrey Foisil, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Philippe Goater</p>
<p style="text-align: left;">Dr Geneviève Gridel</p>
<p style="text-align: left;">Dr Sylvie Helfre</p>
<p style="text-align: left;">Pr Claude Huriet</p>
</th>
<th>
<p style="text-align: left;">Sandrine Jourdain, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Irene Kriegel</p>
<p style="text-align: left;">Céline Lahalle, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Valérie Laurence</p>
<p style="text-align: left;">Dr Florence Lerebours</p>
<p style="text-align: left;">Dr Christophe Le Tourneau</p>
<p style="text-align: left;">Claire Llambrich, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Alain Livartowski</p>
<p style="text-align: left;">Edith Loureiro, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Anne mask, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Sandra Malak</p>
<p style="text-align: left;">Dr Paul Meria</p>
<p style="text-align: left;">Dr Laurent Mignot</p>
<p style="text-align: left;">Dr Charlotte Ngô</p>
<p style="text-align: left;">Patricia Moisson</p>
<p style="text-align: left;">Dr Daniel Orbach</p>
<p style="text-align: left;">Dr Hélène Pacquement</p>
<p style="text-align: left;">Solene Padiglione, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr Sophie Piperno-Neumann</p>
<p style="text-align: left;">Vérène Praud, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Céline Richard, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Dr José Rodriguez</p>
<p style="text-align: left;">Clothilde Roy, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Martine Ruszniewski, psychologue</p>
<p style="text-align: left;">Dr Susy Scholl</p>
<p style="text-align: left;">Dr Brigitte Sigal</p>
<p style="text-align: left;">Nadine Stievenard, IDE</p>
<p style="text-align: left;">Pr Pierre Teillac</p>
<p style="text-align: left;">Dr Perrine Vourch, IDE</p>
</th>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2351</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Parution de &#171;&#160;L’euthanasie par compassion ?&#160;&#187;</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2348</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2348#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 09:17:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[soins palliatifs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2348</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#171;&#160;L&#8217;euthanasie par compassion ?&#160;&#187; paraîtra le 3 avril 2013, aux éditions érès</p> <p>&#171;&#160;Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?&#160;&#187;</p> <p>Emmanuel Hirsch apporte des éléments de réflexion <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2348">Parution de &#171;&#160;L’euthanasie par compassion ?&#160;&#187;</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;L&rsquo;euthanasie par compassion ?&nbsp;&raquo; paraîtra le 3 avril 2013, aux éditions érès</p>
<div>
<div>
<p><a href="http://emmanuelhirsch.fr/wp-content/uploads/2013/03/Couv-euthanasiecompassion.jpg"><img class="alignleft" alt="Couv-euthanasiecompassion" src="http://emmanuelhirsch.fr/wp-content/uploads/2013/03/Couv-euthanasiecompassion-185x300.jpg" width="185" height="300" /></a>&laquo;&nbsp;Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Emmanuel Hirsch apporte des éléments de réflexion assortis de nombreux témoignages pour aborder cette question difficile formulée par le chef de l’État. Les prochains mois verront s’accentuer l’actualité des thématiques évoquées dans l’ouvrage euthanasie, fin de vie, suicide médicalement assisté, soins palliatifs (en mars, remise du rapport du Comité consultatif national d’éthique, débat à l’Assemblée nationale ; en juin, projet de loi, sans parler des impondérables qui touchent à la politisation de ces questions).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://emmanuelhirsch.fr/wp-content/uploads/2013/03/Hirsch-Euthanasie-bonnes-pages.pdf">Découvrir le premier chapitre de l’ouvrage et sa table des matières</a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Leuthanasie-par-compassion-Emmanuel-Hirsch/dp/2749237971">L’ouvrage sur Amazon</a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2348</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Académie nationale de médecine répond au Conseil national de l&#8217;ordre des médecins</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2340</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2340#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 11:41:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualites]]></category>
		<category><![CDATA[communiqué de presse]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[leonetti]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[risque]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2340</guid>
		<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué de presse rendu publique le 6 mars, l&#8217;Académie nationale de médecine déplore le glissement sémantique entre &#171;&#160;fin de vie&#160;&#187; et &#171;&#160;arrêt de vie&#160;&#187; autour de la question de la sédation, abordée par le texte du Conseil national de l&#8217;ordre des médecin.</p> <p>Communiqué de presse :</p> <p align="center">ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE</p> <p <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2340">L&#8217;Académie nationale de médecine répond au Conseil national de l&#8217;ordre des médecins</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué de presse rendu publique le 6 mars, l&rsquo;Académie nationale de médecine déplore le glissement sémantique entre &laquo;&nbsp;fin de vie&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;arrêt de vie&nbsp;&raquo; autour de la question de la sédation, abordée par le texte du Conseil national de l&rsquo;ordre des médecin.</p>
<p>Communiqué de presse :</p>
<p align="center">ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE</p>
<p align="center">16, RUE BONAPARTE &#8211; 75272 PARIS CEDEX 06</p>
<p align="center">TÉL : 01 42 34 57 70 &#8211; FAX : 01 40 46 87 55</p>
<p align="center"><sup>___________</sup></p>
<p align="center"><b> </b></p>
<p align="right"><b>Paris, le 6 mars 2013</b></p>
<p align="right"><b> </b></p>
<p align="center"><b>Ne pas confondre « fin de vie » et « arrêt de vie » </b></p>
<p align="center"><b>Denys Pellerin et Jean-Roger Le Gall</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Académie nationale de médecine a pris connaissance du texte adopté par le Conseil national de l’ordre des médecins le 9 février 2013, intitulé <b><i>&laquo;&nbsp;Fin de vie, « Assistance à mourir“,</i></b> rendu public le 14 février (1). L’Académie est préoccupée d’y observer un glissement sémantique qui crée une confusion regrettable sur un sujet aussi sensible que celui de « la fin de vie ».</p>
<p>Ce texte, en écho à la conclusion du rapport du Pr D. Sicard, fait état du recours à<i> une</i><i> sédation « terminale »</i>. Le but de la sédation n&rsquo;est plus seulement, comme le recommandait la loi Leonetti, de soulager et d&rsquo;accompagner le patient, parvenu au terme de sa vie, plaçant le médecin dans son rôle d’accompagnement, conforme à l&rsquo;humanisme médical, quand bien même cette <i>sédation « puissante »</i> précipiterait sa fin.</p>
<p>Dès lors que l’on parle de <i>« sédation « terminale », </i>le but n&rsquo;est plus de soulager et d&rsquo;accompagner le patient, mais de lui donner la mort. D&rsquo;ailleurs, le pas a été vite franchi par les médias, puisque les journaux ont parlé aussitôt de « l<i>&lsquo;aide à mourir</i>&nbsp;&raquo; (Le Monde, le 14 février 2013) et du &laquo;&nbsp;<i>virage des médecins</i>&nbsp;&raquo; (La Croix, 15 février 2013), autrement dit un pas vers l&rsquo;euthanasie.</p>
<p>L’Académie se doit de rappeler solennellement sa position, réitérée dans le document qu’elle avait tenu à remettre au Pr Sicard le 20 novembre 2012, avant la publication de sa <b>« <i>Réflexion publique des citoyens sur l’accompagnement des personnes en fin de vie » </i>(2)</b>.</p>
<p>Dans son document, elle avait tenu à distinguer clairement <i>« fin  de vie </i>» et « <i>arrêt de vie </i>» et à souligner que le terme « <i>fin de vie » </i>lui-même, recouvre des situations bien distinctes. La Loi Léonetti, et les textes réglementaires qui l’accompagnent permettent aujourd’hui aux médecins de répondre aux situations difficiles de fin de vie, &#8211; en dépit de leur complexité -.</p>
<p><i>L’arrêt de vie</i> (aide à mourir en réponse à une demande volontaire à mourir, alors que la vie en elle-même n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme, ni immédiatement menacée), ne peut être assimilé à un acte médical.</p>
<p>Au-delà de l’aspect sémantique, l&rsquo;Académie de médecine invite à la rigueur dans l’emploi des mots et des formules, tout écart en ce domaine étant susceptible d’interprétations tendancieuses, au risque de dénaturer les termes d&rsquo;une loi toujours en vigueur et qu&rsquo;elle entend défendre. Elle tient à souligner les points suivants :</p>
<p>1/ la Loi Léonetti prévoit les dispositions permettant d’empêcher la souffrance du patient en fin de vie ;</p>
<p>2/ une sédation importante peut certes accélérer la fin de vie, mais la « sédation terminale » ne lui paraît pas un terme approprié, car il sous-entend que le but recherché n&rsquo;est pas le soulagement des douleurs  mais la mort du malade ;</p>
<p>3/ l&rsquo;aide à mourir (autrement dit l&rsquo;euthanasie) est contraire à la vocation du médecin et au serment d&rsquo;Hippocrate.</p>
<p><b>Références</b></p>
<p>1- Conseil national de l’ordre des médecins. Fin de vie. In : <a href="http://www.conseil-national.medecin.fr/article/fin-de-vie-1303">http://www.conseil-national.medecin.fr/article/fin-de-vie-1303</a></p>
<p>2-  D. Pellerin. Position de l’Académie nationale de médecine sur la fin de vie. Contribution à la réflexion publique des citoyens sur l’accompagnement des personnes en fin de vie (Mission Sicard). In : <a href="http://www.academiemedecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&amp;idLigne=2399">http://www.academie-medecine.fr/detailPublication.cfm?idRub=26&amp;idLigne=2399</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2340</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’euthanasie médicalement assistée : une ignorance « civilisatrice »</title>
		<link>http://plusdignelavie.com/?p=2326</link>
		<comments>http://plusdignelavie.com/?p=2326#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 15:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Freyer</dc:creator>
				<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[dignité]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fantasme]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[leonetti]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Lutter]]></category>
		<category><![CDATA[médecin]]></category>
		<category><![CDATA[soins]]></category>
		<category><![CDATA[soins palliatifs]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://plusdignelavie.com/?p=2326</guid>
		<description><![CDATA[<p dir="ltr">Gilles Freyer</p> <p dir="ltr">Professeur de cancérologie au CHU de Lyon, vice-doyen et responsable de l’enseignement des sciences humaines et sociales à l’UFR de médecine et Maïeutique Lyon-Sud Charles Mérieux</p> <p dir="ltr">Notre pays accomplira peut-être, dans les prochains mois, un pas décisif vers la légalisation de l’euthanasie médicalement assistée, rebaptisée pour la circonstance « assistance <span style="color:#777"> . . . &#8594; Read More: <a href="http://plusdignelavie.com/?p=2326">L’euthanasie médicalement assistée : une ignorance « civilisatrice »</a></span>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><strong>Gilles Freyer</strong></p>
<p dir="ltr">Professeur de cancérologie au CHU de Lyon, vice-doyen et responsable de l’enseignement des sciences humaines et sociales à l’UFR de médecine et Maïeutique Lyon-Sud Charles Mérieux</p>
<p dir="ltr">Notre pays accomplira peut-être, dans les prochains mois, un pas décisif vers la légalisation de l’euthanasie médicalement assistée, rebaptisée pour la circonstance « assistance pour mourir »1.</p>
<p dir="ltr">Pour une large majorité de nos compatriotes, la légalisation de l’euthanasie en finira avec le « mal-mourir » en France, imputable à des décennies d’archaïsme, de conservatisme idéologique et religieux ; dans le sillage de certaines démocraties européennes – Pays Bas, Belgique –, notre pays entrera ainsi résolument dans l’ère du progrès civilisateur : l’ère du « mourir dans la dignité ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p dir="ltr">Dans l’idée de loi, il y a l’idée de généralité. Une loi n’est pas faite pour traiter des cas particuliers ou exceptionnels. Elle n’a de sens que si son existence procure, au total, davantage de bienfaits que son absence. Consécration de la techno-science médicale au service du libre choix du patient pour les uns, elle devient une dangereuse généralisation de cas extrêmes pour les autres. Parmi eux, de nombreux soignants, experts de la fin de vie – par nécessité sociale2 – à défaut du mourir, que chacun soumet librement à sa propre vision métaphysique ou eschatologique.</p>
<p dir="ltr">« Mourir dans la dignité ». Comment réfléchir au-delà de cet encombrant poncif ? La dignité serait donc, de façon inacceptable et surtout irrémédiable, altérée par la souffrance physique et psychique, la dégradation du corps, la perte de l’autonomie. Pourtant, chaque jour, le dévouement des équipes formées aux soins palliatifs, l’héroïsme et la solidarité des proches, font reculer la souffrance. Dans la mort même, avec ou sans espoir d’éternité, tous retrouvent avec les mourants la dignité de leur condition commune. Il n’est pas sûr que, par l’euthanasie, l’effacement brutal de la mort, devenue obscène pour nos contemporains, préserve cette sérénité si chèrement conquise sur l’injustice. Qui enfin osera parler de la dignité des soignants « convoqués » par la loi, souvent en marge d’une société hédoniste qui les voudrait instruments de son très matérialiste désir d’immortalité ?</p>
<p dir="ltr">Pour autant, lutter contre la souffrance nécessite l’emploi de médicaments sédatifs accusés d’êtres des substituts euthanasiques, ce qui est faux. Une sédation bien conduite peut avoir certains effets positifs notamment sur le plan respiratoire. L’emploi de doses excessives, en revanche, précipitera une issue fatale : seule l’incompétence tue. Il faut vingt ans pour former un bon spécialiste de soins palliatifs. Mais il ne faut que cinq minutes à n’importe qui pour pratiquer une euthanasie.</p>
<p dir="ltr">Dans les services de réanimation, la question se pose régulièrement d’interrompre, par exemple, une ventilation artificielle lorsque la mort est inéluctable. Les soignants ont l’habitude de ces longues entrevues avec les familles, qui aboutissent à la décision de « débrancher ». La loi Leonetti autorise cet arrêt des soins inutiles, aucun autre dispositif réglementaire n’est nécessaire. Ces décisions ne sont jamais prises à la sauvette, comme on tente abusivement de le faire croire et il n’y a pas dans les hôpitaux français les milliers d’euthanasies cachées dont on mentionne si souvent l’existence en un fantasme récurrent.</p>
<p dir="ltr">La loi stipulera qu’un praticien puisse refuser de pratiquer une euthanasie ; un autre alors le fera à sa place. Qu’adviendra-t-il donc si tout un service s’y refuse ? Créera-t-on un nouveau corps de soignants spécialistes en euthanasie ? Le propos n’est pas excessif : la création d’unités mobiles, y compris à domicile, a été sérieusement imaginée aux Pays-Bas par l’association Right to die – Netherlands et des voix commencent à s’élever pour promouvoir l’euthanasie chez des personnes âgées, même éventuellement indemnes de maladie, ou tout simplement atteintes d’une démence de type Alzheimer3. Après l’eugénisme de triste mémoire, voici l’eubiotie, la vie qui vaut le coup d’être vécue, la vie digne. Mais selon quels critères ?</p>
<p dir="ltr">Les dégâts collatéraux potentiels de ce « progressisme » social sont nombreux : dérive par incompétence du soignant – je ne sais pas soulager la souffrance, donc j’y mets fin –, dérive par conviction personnelle et prosélytisme, en face de malades vulnérables que l’on peut facilement convaincre; dérive socio-économique, car un mourant qui s’éteint doucement coûte cher et épuise les soignants, accusés de gaspiller les ressources.</p>
<p dir="ltr">Bien sûr, la loi garantira la collégialité des décisions et la multiplicité des précautions. Mais aucune collégialité, aucune expertise, aucune procédure administrative, aussi sophistiquée soit-elle, ne préviendra la dérive globale, imperceptible et progressive, d’un système aussi abusivement consensuel. Sans retour en arrière possible pour les victimes de gestes inconsidérés, car la bonne mort (eu-thanasie) sous perfusion anesthésiera aussi les consciences. C’est ainsi qu’une régression sera vécue comme un progrès.</p>
<p dir="ltr">Faut-il, à un prix sociologique et humain aussi élevé, vouloir à tout prix qu’une loi s’insinue à ce point dans les méandres du particulier, de l’intime ? Le choix du personnage des Invasions barbares, le beau plaidoyer de Denys Arcand, n’est-il pas finalement de mourir sans les médecins, mais avec les siens ?</p>
<p dir="ltr">L’unanimité du moment porte en elle-même son incongruité démocratique. En vingt ans de pratique cancérologique, je n’ai jamais reçu une seule demande d’euthanasie ferme, réitérée, irrévocable. Mais j’ai passé beaucoup de temps au chevet des mourants, ce qui n’a rien rapporté à mon hôpital, soumis à la « tarification à l’activité ». Demain, quelle que soit la loi, nul ne périra simultanément de ma main et par ma volonté. Ne laissons pas l’ignorance faussement civilisatrice gagner le cœur des hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p dir="ltr">1. Proposition de loi relative à l’assistance médicale pour mourir et à l’accès aux soins palliatifs, présentée par R. Courteau, Sénateur, enregistrée à la Présidence du Sénat le 8 juin 2012.</p>
<p dir="ltr">2. P. Ariès. Essais sur l’histoire de la mort en occident, Paris, Seuil, 1977.</p>
<p dir="ltr">3. New York Times, 2 avril 2012.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://plusdignelavie.com/?feed=rss2&#038;p=2326</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	<div style="clear:both;line-height:1px;margin:10px inherit;">&nbsp;</div></channel>
</rss>
